L’album, intitulé « Alê Kali »,  représente l'accomplissement d'un rêve, la consécration d'une vie. Après vingt ans d'une carrière musicale entre deux continents, la chanteuse Alê Kali présente son premier album solo, empreint de sonorités brésiliennes. Bossa nova, rock, samba, forró, soul, funk, sons africains, héritage européen… L'artiste mêle habilement rythmes actuels et influences du passé, marquées par la richesse du folklore de son pays et par la culture contestataire née de la dictature militaire. Dans cet opus, Alê Kali interprète onze titres inédits et sur-mesure, entourés par des compositeurs et contributeurs de talent (dont Silvano Michelino qui a notamment travaillé avec Chet Baker, Cesaria Evoria, Henri Salvador, et Celia Reggiani, fille de Serge, invitée au piano sur un titre). De sa voix solaire, la Bahianaise nous conte ses racines, ses idéaux, ses expériences et ses rencontres. Les mélodies, tour à tour poétiques, engagées, explosives, entêtantes, dévoilent la personnalité de l'artiste par petites touches, tout en nuances. La guitare de Teteu Guillemant, la basse de Josias Liashw et les percussions d'Anthony Duvalle fusionnent avec ses mots et son timbre de velours, nous offrant un voyage singulier dans son univers, au-delà des frontières et du temps... Un bijou.


« Alê Kali », d'ici et d'ailleurs


Légère, intense, chaude, enchanteresse. Alê Kali possède une voix unique. De celle qui envoûte dès les premières notes, invite à l'évasion... Brésilienne de sang, française de cœur, Alê Kali  a su bâtir un pont entre les deux mondes qui l'ont vu grandir. Elle se réapproprie l'identité culturelle foisonnante du Brésil, qu’elle saupoudre d’un soupçon de sonorités européennes. Le résultat est spectaculaire : un album métissé, unique en son genre, une invitation au partage. Une pépite de onze titres, travaillée avec la précision d'un diamantaire. Des auteurs-compositeurs de choix, qu'elle admire - dont Sonya Prazeres, Chico Saraiva, Socorro Lira, Rubinho Jacobina… - et des textes qu'elle revisite avec tout son enthousiasme et sa sensibilité. 

 

Pour ce projet, Alê Kali a choisi dans le répertoire de ses idoles des morceaux qui lui ressemblent, dont la plupart n'ont jamais été enregistrés. C'est en se laissant porter par la beauté des paroles, par les images et les émotions qui lui sont venues à leur lecture, qu'elle a su trouver les arrangements et l'ambiance sonore de chacune des compositions.

 

Les musiciens impriment tout au long de l’album un rythme suave et ondoyant. La pureté de la voix d’Alê se mêle merveilleusement aux résonances des percussions traditionnelles, aux vibrations de la guitare (très rythmique) et au grave de la basse. Alê chante son monde et son Brésil, puise dans ses racines tout en connectant tradition et modernité, Vieux Continent et Nouveau Monde.

 

« Alê Kali » est construit comme un patchwork, un carnet de bord. Au fil des titres, elle se révèle et partage avec nous ses moments de vie. Les thèmes des chansons brossent un portrait fidèle de celle qu’elle est : l'amour qui rend libre, la force de la religion et des origines, les souvenirs indélébiles, l'affection inconditionnelle d'une mère, la puissance du tambour qui commande la roda...

 

Intime, ce premier disque est aussi et surtout un hymne au brassage culturel. Loin des clichés sur la musique brésilienne, la belle se joue des codes établis, proposant un cocktail rafraîchissant au message résolument optimiste : la véritable richesse est dans la rencontre de l'autre.